Face à l’urgence climatique

Hélène a rencontré les bénévoles de CCFD-Terre solidaire de Rhône-Alpes.

Alors que l’écart se creuse entre les objectifs que s’étaient fixés les Etats à la conférence de Paris sur le climat en 2015 et la réalité de nos émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a réuni les dirigeants du monde entier le 23 septembre et leur a lancé un appel vibrant à renforcer leur action.

Mais malgré cette interpellation, et malgré la colère des jeunes présents – et tout particulièrement de la jeune suédoise Greta Thunberg – seuls 66 pays, pour la plupart des pays en développement, se sont engagées à accroître leurs efforts d’ici à 2020.

Que faire alors ? Baisser les bras ? Ou reconnaître que la pression que nous exerçons sur nos gouvernements n’est pas encore assez forte pour les inciter à accélérer leur politique de réduction des émissions ?

« Car nos gouvernements nous ressemblent et sont bien souvent les reflets des sociétés qui les ont élus : ils avancent à leur vitesse. C’est dire tout l’enjeu d’éducation, de sensibilisation, mais aussi de conversion individuelle et collective de nos modes de vie qui s’impose à nous tous.

Une conversion qui ne se fera pas sans associer les plus fragiles de nos sociétés à ce mouvement. Les politiques environnementales doivent se coupler d’un volet social fort car ce sont les plus pauvres qui sont déjà les plus vulnérables devant les dérèglements écologiques et climatiques en cours, mais aussi les moins responsables. La « justice environnementale » nous oblige à mettre en place des politiques à double dividende social et environnemental. Ce n’est pas impossible. » C’est la conviction qu’Hélène, Auxiliatrice travaillant au Ceras, a partagé avec les bénévoles du CCFD-Terre solidaire de Rhône Alpes, lors de leur Assemblée régionale fin septembre.

Photo : Sècheresse en Somalie