Depuis toute petite, un désir de prier, de parler à Dieu, de le connaître… Ce désir a grandi au fil des années. A 17 ans, pendant une retraite, j’ai demandé au prêtre : « le meilleur moyen pour que le Christ soit vraiment au centre de ma vie, est-ce que ce ne serait pas la vie religieuse ? » Il m’a répondu : « c’est un bon moyen en effet. Mais continuez donc vos études pour l’instant et réouvrez le dossier dans quelque temps. » Plus tard, à 25 ans, une autre retraite spirituelle m’a permis de ‘réouvrir le dossier’, de manière assez dérangeante. Cet appel à la vie religieuse revenait avec force et sonnait juste et vrai. Un accompagnement spirituel ignatien m’a permis de confirmer ce choix et, après quelques stages en communauté, de trouver dans quelle congrégation le réaliser. J’ai fait là l’expérience déterminante que la spiritualité ignatienne était une grande aide pour avancer et incarner mes désirs dans le réel.

Pourquoi les Auxiliatrices ? Au fil des mois et des rencontres, j’ai compris l’importance pour moi d’une vie religieuse apostolique : être apôtre (envoyée) au cœur du monde. Je pressentais aussi que la famille de Saint Ignace de Loyola pouvait être la mienne ; j’avais l’impression d’avancer sur un chemin solide : « ça tenait la route ». La dimension internationale des Auxiliatrices et leur esprit d’ouverture aux différentes cultures étaient importants pour moi. Enfin, il y a aussi tout simplement les rencontres avec des femmes qui semblaient libres, heureuses et très différentes les unes des autres, pas toutes dans le même moule. Ces raisons se sont enrichies et approfondies depuis. J’ai planté mes racines chez les Auxiliatrices et j’en rends grâce à Dieu souvent.