Un film documentaire sur les Auxiliatrices du Québec.

Elles ne sont plus que 8 (10 au début du tournage), à Montréal, et dans Ainsi soient-elles toutes parlent avec sérénité et même humour de leur « prévisible disparition » et se demandent « comment fermer les livres ».

« Nous sommes des auxiliatrices, pas des auxiliaires tristes », lance Gisèle. « D’autres vont prendre le relais », dit-elle sans amertume, et rejoindre ces luttes féministes, syndicales, internationalistes et pacifistes auxquelles elles participent encore aujourd’hui. Sans se consacrer à une œuvre précise, les sœurs ont toujours eu pour vocation de venir en aide aux plus démunis d’ici et d’ailleurs et de dénoncer bien fort les injustices dont elles étaient témoins.

Ce film a été réalisé par un jeune cinéaste, Maxime Faure : « Le fait qu’elles soient à la fois croyantes et féministes m’a interpellé. Je ne savais pas que c’était possible et j’ai eu envie de comprendre comment elles conjuguaient cette contradiction entre leur féminisme et leur appartenance à une institution patriarcale ». Le tournage s’est étalé sur plusieurs années. Maxime Faure pensait être face à un groupe et il a découvert combien ces femmes sont différentes, combien le chemin de chacune est unique. « Leur Église, elle est sur le terrain, dans les gestes », répond-il lorsqu’on lui demande pourquoi il n’a pas pris le temps de filmer les sœurs durant leurs moments de prière.

Les Auxiliatrices sont arrivées au Québec en 1949 et le film est sorti fin 2019, pour le 70e anniversaire de leur arrivée. C’est comme un legs des sœurs à la société, un testament pour nous Auxiliatrices présentes encore dans une vingtaine de pays à travers le monde.

Ce film de 75 minutes sera diffusé sur France 2 dans la nuit du 3 au 4 mars à 00h20 et vous pourrez le regarder en streaming pendant deux mois (https://www.france.tv/documentaires/societe/1275791-ainsi-soient-elles.html).

 

Projection au café-atelier Le Dorothy

C’était le 12 février à 20h. A l’invitation du Collectif Adelphe, un collectif de jeunes femmes qui veut porter une parole féministe dans l’Église catholique, une cinquantaine de personnes ont regardé ensemble le film Ainsi soient-elles. Un échange-débat a suivi.

« C’est émouvant. »
« Je découvre un autre visage des sœurs, différent de l’image que je garde des sœurs de l’école où j’étais. »
« C’est impressionnant comment elles acceptent de laisser ce qu’elles faisaient. »
« Ce film nous fait passer par le rire, la contemplation… »
« On ne voit pas les sœurs prier mais on voit que ce sont des femmes de terrain, qui allient la contemplation dans l’action. »