Ce qui se répète, ce que je répète

La revue Christus consacre un numéro à l’« éloge de la répétition » et nous invite à « veiller à discerner ce qui enferme dans une logique mortifère de réitérations compulsives, dans le retour incessant de la même idée ou du geste identique, dans la pathologie… car il y a bonne et mauvaise répétition. »

Dans son article, Emmanuelle nous entraîne à faire œuvre d’intelligence pour repérer les différents visages de la répétition, pour ensuite « sentir quel est l’esprit qui parle en chacun de ces visages » et enfin « prendre position et s’engager pour la répétition quand elle est porteuse de vie, la refuser quand elle étouffe la vie ».

« Où en sommes-nous dans ce chemin de discernement ? Il ne s’agit pas tant de distinguer une répétition qui serait bonne une fois pour toutes d’une mauvaise répétition que d’être conscient de l’ambivalence fondamentale de la répétition : la répétition des mêmes habitudes et pratiques peut faire de moi un musicien, un sportif, un mari, un priant ; elle peut être le visage très humble et modeste, très quotidien, d’une fidélité qui cherche à s’incarner et à se construire… Mais la même répétition des mêmes habitudes et pratiques peut très vite devenir un carcan et une cuirasse étouffante quand elle ne tourne plus que pour elle-même, quand elle oublie la fin à laquelle l’enfant avec sa bobine nous apprend qu’elle doit être ordonnée : la grande liberté humaine… »

A lire :
Ce qui se répète, ce que je répète
, Christus n°273, Janvier 2022, p. 29-36