Depuis décembre 2015, date de l’arrivée de notre communauté à La Duchère (Lyon), je travaille quelques heures par semaine au vestiaire du Foyer Protestant du quartier, au 310 bd Sakharov.
Si vous passez par là, arrêtez-vous et entrez. Vous ne le regretterez pas et reviendrez sûrement !
Sur la porte, une pancarte artisanale, « Vêti-Duch’ », vous accueille. Une dizaine de bénévoles, très motivées, se partagent trois permanences par semaine dans ce petit local.
Rachida, déjà très investie au Foyer et sur le quartier, est responsable de la marche de ce vestiaire. Sa compétence et son humour sont inépuisables en toutes circonstances : « Si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer », dit-on autour d’elle !

Ce vestiaire répond à deux objectifs :

1)      Un objectif écologique : Nous recyclons les vêtements qu’on nous apporte pour leur donner une 2e vie. Pour cela, nous les remettons en état si nécessaire (boutons changés, ourlets remis, fermetures éclair changées etc.) avant de les revendre à très très petits prix, même s’ils sont parfois presque neufs. Exemple : 3 pantalons pour 1 € !
Ceux qui sont inutilisables sont envoyés à un « Relais » qui les transforme en matériel d’isolation ou en vêtements ouatés, doudounes, couettes ou autres.
Pour les réfugiés ou personnes en grande difficultés, munies d’un mot de leur assistante sociale, la gratuité est de mise, la première fois.

2)      Un objectif relationnel : Nous essayons de favoriser la communication, de créer du lien social entre ceux qui fréquentent le vestiaire, qu’ils arrivent du quartier, d’un autre arrondissement, ou de la région. Nous constatons, en effet, que des personnes reviennent facilement nous trouver, parfois simplement pour le plaisir d’en rencontrer d’autres. En effet, certaines souffrent d’isolement et ont donc un grand besoin d’écoute et de partage. Nous en orientons aussi vers des structures d’accueil : Secours Catholique, Foyer protestant, Centres sociaux etc. Tout cela dans une fraternité conviviale où essayages et partage des nouvelles (deuils, naissances, projets de transformation du quartier) ont leur place.
Tout se passe dans un joyeux brouhaha – en langues diverses – avec, en fond de toile, les cris des enfants !