Du Tchad à Marseille

Après 6 années passées au Tchad, Sylvie est revenue en France où elle a rejoint la communauté de Marseille. Un passage…

Au Tchad

Les premiers temps j’ai eu l’impression de courir, que la vie était une course. Pourtant je n’avais pas beaucoup d’activités, car pour cette année de réadaptation à la France, une année sabbatique m’est offerte. Alors pourquoi ce sentiment, cette impression de courir ?

A Marseille

En relisant, j’ai pris conscience du contraste de la vie quotidienne. Au Tchad, nous prenons le temps de faire les choses car il n’y a pas toute la « technologie » puisqu’à Bitkine (où j’étais), nous n’avions pas l’eau courante et l’électricité nous était comptée. Nous n’avions que quelques panneaux solaires !… Alors pas de machine à laver, pas de bouilloire électrique, pas de micro-ondes, pas d’aspirateur, pas de… et donc la lessive à la main, faire chauffer de l’eau dans une casserole… Cela met dans un autre rapport au temps. Un rythme tchadien qui tient davantage compte de notre rythme humain je trouve. Il est vrai aussi que là-bas avec la chaleur, il est difficile de courir ! Et ma foi, le « rythme de la marche » est doux, bon et rejoint le rythme de la respiration… « Marcher » c’est aussi prendre le temps de la rencontre, de l’écoute, de l’accueil… Comment continuer à vivre ce « rythme de la marche » dans notre société qui « court » après le temps, la vie…

Il y a eu aussi d’autres changements dans la Province de France-Belgique : des sœurs sont passées de Bruxelles à Lyon, de Marseille à Paris ou de Paris à Marseille, de Lyon à Paris ou de Paris à Lyon, de Lyon à Calais, de Cergy à Sevran…. N’hésitez pas à aller voir les visages de nos communautés renouvelées !