Stéphanie : En aumônerie d’étudiants

Le bureau des étudiantsLes multiples visages de la rencontre avec Dieu en aumônerie d’étudiants

Une partie de ma mission consiste à être aumônière dans une équipe pour les étudiants de l’université catholique de Lille.

Il s’agit d’une aumônerie très vivante, animée par un bureau de 8 étudiants et des dizaines d’étudiants impliqués dans les différents « staffs », autant de services et d’activités liés à la liturgie, la prière, la formation, la mission, le service et la fraternité.

Ce que je trouve particulièrement marquant, c’est la diversité des chemins de chacun pour entrer en relation avec Dieu et partager ses dons avec les autres. J’ai été amenée, tout au long de cette année, à emprunter ces chemins avec les étudiants.

Messe du mercredi des Cendres à la chapelle de l’université

De très nombreux étudiants nourrissent leur foi et sont portés dans la prière par la beauté de la liturgie, à laquelle ils participent par le chant, la musique, le soin dans la décoration de la chapelle, la création d’un site Internet pour l’accès sur nos portables aux paroles des chants, etc. La beauté de cette messe, l’implication de chacun et le recueillement lors des célébrations, attirent même des personnes qui ne fréquentaient plus les églises et d’autres en quête spirituelle, souvent invitées par des étudiants. Ainsi, même si certains choix liturgiques ne me correspondent pas, je me réjouis avec et pour tous ces jeunes que le Seigneur attire vers Lui.

D’autres étudiants ont le talent de l’organisation de grands événements festifs, de jeux, de soirées dansantes… Ils sont aussi très présents à l’aumônerie, qui semble être leur résidence secondaire, et contribuent à la rendre vivante et accueillante. L’un d’eux, devenu responsable de toute la liturgie et membre du bureau, me disait, en parlant d’une des fameuses soirées : « C’est par le Cabar’* que je suis venu à l’aumônerie, sinon, je ne pense pas que je serais là, il y a tout ce qu’il faut dans mon école… ». Je partage une partie de ces temps conviviaux, surtout les midis, propices aux échanges banals ou plus profonds.

Ch’ti repas à l’aumônerie le midi, préparé par les étudiants

 

Pour un petit groupe d’étudiants, c’est la mission d’évangélisation de rue qui est très porteuse pour leur vie de foi, pleins du désir de témoigner du Christ, et heureux d’écouter les personnes qu’ils rencontrent. J’ai senti la densité et la beauté de ces rencontres lors d’une sortie avec eux, et lors de leurs partages de relecture de mission.

J’ai emprunté encore d’autres chemins vers Dieu avec les étudiants de la Lectio Divina qui prient avec la Bible, pendant des adorations lors de week-ends, en allant avec le groupe des maraudes discuter autour d’une soupe avec des personnes sans domicile, en vivant le synode pour une Eglise synodale lors d’un pèlerinage, en partageant sur les questions de morale lors d’un parcours de formation… Je rencontre certains étudiants uniquement dans l’un ou l’autre de ces lieux, d’autres s’abreuvent à différentes sources et tissent de nombreux liens.

Les participants du pélé sur le thème du synode

À l’aumônerie, où se retrouvent la diversité et les tensions qui traversent l’Eglise, je vis quelque chose de cette expression de nos constitutions, chère aux Auxiliatrices : « il n’y a aucune frontière à l’amour » (n°18). J‘apprends à connaître ces diverses modalités de rencontres avec Dieu, pour construire des relations fraternelles avec ceux dont je me sens le plus loin et participer avec les étudiants aux différentes dimensions de la vie à la suite du Christ.

*contraction de « Cabarnaüm » mêlant Capharnaüm et bar.