J’ai découvert et reçu beaucoup plus que ce que j’espérais au départ, ou plutôt ce que j’espérais s’est précisé et a pris du poids au fil des ans.

Il y a eu d’abord la spiritualité ignatienne dans son ensemble. Puis la méditation de la figure d’Ignace pèlerin a pris pour moi de plus en plus d’importance et son expérience « boiteuse » a éclairé ma route. En même temps le Purgatoire s’est mis à visiter ma vie. Ce n’est pas tant sur le registre de l’au-delà ou de la prière pour les défunts (ce qui me reste obscur) mais dans le fait que la rencontre de Dieu, chez d’autres que je connais et en moi-même est un feu, non pas dévorant, mais purifiant, car avancer vers Lui ou Le laisser s’avancer vers nous éclaire la distance qui nous en sépare. Ou encore découverte que le Christ déploie en nous un baptême qui n’est pas achevé car nous ne pouvons pas en supporter la radicalité, mais, au creux de ce passage, nous lui serons unis.

D’un autre côté, j’ai fait, et je fais toujours, l’expérience de relations interpersonnelles fortes. C’est ainsi que je vois le Corps auxiliatrice : une vie communautaire soutenue et irriguée par des relations personnelles fortes avec des sœurs de la communauté ou d’autres communautés.