Guide dans la basilique de Vézelay

En guidant les visiteurs pour qu’ils goûtent la beauté et la richesse de la basilique, Anne a profité elle-même de ce que la basilique réserve à ceux qui veulent bien s’y arrêter. Une belle expérience.

Quinze jours à Vézelay en juillet. Une chance incroyable de vivre sur la « colline éternelle » dans cette belle campagne bourguignonne et de passer la moitié de mes journées dans cette splendide basilique. Chance aussi d’expérimenter avec l’association CASA l’activité de guide qui m’attirait depuis longtemps. Pendant deux semaines, jonglant entre les horaires des offices, des concerts et autres mariages en cette période estivale animée, j’ai accueilli les visiteurs et essayé de leur faire apprécier la beauté de l’architecture, la finesse de la sculpture et le sens spirituel des moindres éléments de la basilique.

Anne présente le tympan
Anne présente le tympan

Quelques petites touches qui me restent de ce séjour :

  • Une prof d’histoire et un Hollandais émus aux larmes par la basilique.
  • Une dame apparemment loin de la foi qui me demande ce que sont des reliques puis écrit quelques lignes qu’elle dépose comme une prière et tient à allumer un cierge devant la statue de Marie-Madeleine.
  • Mais aussi les nombreux touristes qui hélas passent sans s’arrêter devant le tympan ou veulent seulement « regarder rapidement » (est-ce que je ne me reconnaîtrais pas en eux, qui peut-être ont peur de se faire coincer par une guide bénévole ?).
  • La lumière, profondément travaillée dans cette église et à laquelle la clarté de la pierre et la sobriété du décor donnent toute sa place.
  • L’acoustique de la basilique dont ma clarinette a profité avec bonheur.
  • Le chemin de croix formé par les croix en bois apportées par quatorze pays lors d’une croisade de la paix organisée en 1948 suite à la Seconde guerre mondiale et à l’occasion du huitième centenaire de la prédication de la IIe croisade par St Bernard de Clairvaux à Vézelay ; la quinzième station (celle de la Résurrection) est représentée par une croix différente, fabriquée par des prisonniers allemands qui se trouvaient encore dans un camp près de Vézelay et ont demandé l’autorisation de participer.
  • La fête de Ste Marie-Madeleine le 22 juillet, qui rassemble le village et le diocèse, m’a fait prendre conscience que fêter Marie-Madeleine c’était fêter la Résurrection. Il m’est de plus apparu que Marie-Madeleine, présente au pied de la Croix et au tombeau, vivant au plus près de Jésus le passage de la mort à la vie et envoyée annoncer la Résurrection, était une belle figure auxiliatrice !
  • L’accueil et la prière simples et chaleureux de la toute petite communauté de deux Franciscains qui, au pied de la colline, maintiennent vivant le premier lieu d’implantation de leur ordre en France.
  • Les hôteliers du centre des pèlerins, leur gentillesse, leur générosité, leur accueil.

Je rends grâce pour la beauté des lieux et des personnes rencontrées et pour la découverte de la belle mission de guide !