Ils racontent

Echos de l’été 2022

L’écopélé sur le Chemin d’Assise

C’est à une joyeuse expérience que m’ont conviée les Auxiliatrices à travers cet « écopèlerinage ».
Une expérience de confiance : m’embarquer pour une semaine sur un chemin parcouru et balisé par d’autres, mais inconnu de moi, un chemin à arpenter avec des compagnons de route que je découvre pour la plupart, du neuf et de l’inattendu à accueillir au fil des kilomètres…
Une expérience de simplicité : oser me délester, voyager léger, marcher en portant ce dont j’ai besoin, rien de plus, rien de trop (enfin… j’espère !).
Une expérience de fraternité : faire route avec d’autres, m’ouvrir peu à peu à ce que donne chacun, me laisser surprendre, rire ensemble, soutenir ou me sentir épaulée quand la fatigue est là !
Une expérience d’ouverture à Dieu : à travers les visages humains, mais aussi toute la création rencontrée sur le chemin : prés d’herbe fraîche, forêts ombragées, soleil insistant, lacs bienfaisants, étoiles innombrables, sources et ruisseaux, vaches, insectes, oiseaux… À travers la beauté, le silence, les partages, me laisser simplifier et conduire, m’émerveiller du grand désir que Dieu cultive en moi, m’ouvrir à sa trace inimitable.
Tout cela dans la bonne humeur, soutenue par la musique, de bons petits plats (même en itinérance, c’est possible !), des haltes culturelles ou de repos, bref, un chemin qui mène loin, dans la joie !
Marine

Echos de l’année 2021-2022

La semaine sainte tout en travaillant

Les topos m’ont fait redécouvrir le mystère du « salut » et de l’immensité d’un Dieu qui m’aime sans conditions. Les prières évoluaient chaque jour. J’ai pu goûter à une manière de prier à chaque fois différente, avec des tableaux, des musiques, des œuvres d’art…
Les temps de partage étaient des moments privilégiés et de grande qualité. Nous venions toutes et tous chercher ce havre de paix, cette respiration, cette source. Et nous nous disions la joie d’avoir cet espace de partage, en vérité, pour déposer les pépites et les moments plus douloureux de nos chemins. En faisant le chemin de croix en itinérance dans Paris, je redécouvrais la proximité de notre monde et le sens extrêmement fort du message de l’Évangile : il viendrait tous nous sauver, même la dame aux pigeons, même le voyageur à la gare, même le mendiant, même la femme d’affaire… Tous !
La soirée de la Vigile Pascale était aussi forte. La chapelle m’impressionnait beaucoup, voire je n’osais pas trop y entrer, préférant le jardin aux odeurs de printemps… Et nous voilà finalement priant à la lueur des bougies pour célébrer la Pâque du Seigneur dans ce lieu magnifique. Tout était doré, l’« abîme » de l’autel paraissait plus que jamais avoir du sens. J’ai aimé me laisser porter par chaque lecture, chaque psaume, faire ce voyage depuis la création, en passant par l’Exode… Et chanter, chanter beaucoup ! Après le passage du tombeau et le silence du samedi, nous chantions Alléluia avec le cœur en fête pour la première fois depuis des semaines !
Claire

Echos de l’été 2021

L’écopélé

Après les 18 derniers mois et les restrictions qui les ont alourdis, je ressentais le besoin de bouger, de casser une routine et une vie limitée par le contexte du moment. Cette vie réduite me faisait perdre l’habitude d’oser, de rencontrer, de changer de ce qu’on connaît et maîtrise. 
Ce pèlerinage m’a fait sortir de ma zone de confort et de confiance. Il est venu me « bousculer » et je sais que cela m’était nécessaire. C’était une belle expérience et une magnifique occasion de prendre soin de ce besoin : un groupe bienveillant et porteur, une nature magnifique, des enseignements et un thème nourrissants et des rires. Beaucoup de rires.
Claire

Cet été, j’avais choisi de participer à l’écopélé entre Nasbinals et Conques. J’avais pas mal apprécié l’expérience en 2020 et j’avais à cœur de retrouver ce mélange particulier entre marche en équipe, spiritualité ignatienne et écologie.
D’abord, la marche pendant 90 km a été très vivifiante, du plateau de l’Aubrac à la basilique de Conques en passant par les berges du Lot. La diversité des paysages et des architectures a été pour moi une vraie joie à découvrir au fur et à mesure. 
L’écopélé c’est aussi un cheminement spirituel qui accompagne la marche. Cette année, avec le thème du consentement, j’ai été pas mal bousculé. Avec des topos matinaux qui nourrissaient les réflexions de la journée, j’ai pu goûter les joies et les surprises du consentement à la vie. Des temps de dialogues contemplatifs et des temps de relecture en petits groupes m’ont aussi permis de réaliser que consentir c’était aussi sentir avec les autres. Sentir la vie avec ses 5 sens dans toute sa diversité et y accepter la grâce du Seigneur qui m’accompagne sur le chemin. 
Enfin, l’écopélé pour moi c’est aussi une démarche écologique à affirmer. Chaque midi des passages de Laudato Si’ nous ont permis d’échanger sur nos pratiques individuelles et collectives pour se convertir progressivement à une écologie intégrale. Une écologie qui parle de solidarité avec les plus pauvres et qui appelle aussi d’autres modes de consommation. Une écologie qui invite à être à l’écoute de son corps tout en questionnant son rapport à la technologie. Bref une écologie intégrale à vivre pendant la semaine de marche et aussi après.
Michaël

Echos de l’année 2020-2021

La semaine sainte tout en travaillant

Prières matinales pour lancer la journée, espaces de parole, partage du quotidien, chemin du Vendredi, silence habité du Samedi, autant d’étapes toutes simples qui ouvrent le cœur pour accueillir la surprise de la présence du Ressuscité au milieu de nous.
Clémence

Changer de lieu et me laisser déplacer par la figure d’un Dieu qui aime jusqu’au bout m’ont fait regarder différemment mes discernements en cours. Cheminer avec un petit groupe dans la simplicité et la convivialité a été une grande joie.
Chaque participant a contribué à la simple et belle liturgie par la musique, le chant ou la lecture. Je repars avec le désir de creuser toujours plus une vie habitée par la présence de l’Esprit, du Christ ressuscité.

Adrien

J’ai redécouvert le chemin de Croix grâce à une belle formule : en trio, au cœur du monde dans Paris et en prenant son temps. J’ai vu le Christ se faire l’un de nous, Dieu vraiment homme qui par trois fois tombe sous le poids de la croix, mais chaque fois se relève et nous entraîne dans ce même mouvement. Contempler le don infini d’amour de Dieu manifesté dans le mystère pascal augmente en moi le désir d’aimer et de servir.
Anne

Echos de l’été 2020

L’écopélé

Chemin vers soi, vers les autres et vers Dieu
Nous avons débuté notre pèlerinage à Rocamadour. Dans ce lieu marquant du chemin de Compostelle, nous nous sommes retrouvés : 36 participants entre 30 et 40 ans, venant de toute la France. Tous animés par la soif de vivre une expérience fraternelle et ressourçante, portés par le souffle de l’Esprit, sur le thème « Confiance et lâcher-prise ».
Constitués en petits groupes respectueux de la vitesse de marche de chacun, nous nous sommes mis en route. Chacun avec l’essentiel sur le dos : pour le chaud, pour le froid, pour la faim et la soif. Avec un peu de confort aussi, mais un minimum car le confort pèse lourd !
Mais surtout, nous nous sommes mis en route avec un cœur ouvert. Ouverture d’abord à l’inconnu du chemin qui se déroule devant nous : plaines et sous-bois, chemins pierreux ou pentes escarpées, champs fertiles ou routes de crêtes… Nous avons contemplé. Ouverture ensuite à l’autre, qui chemine à mes côtés. Découvertes nées de la rencontre, discussions approfondies par les heures et les jours de marche côte à côte… Nous avons accueilli. Ouverture enfin à l’Esprit qui, sans cesse, fait son travail en nous. Délestage de poids qui nous encombraient, d’obstacles qui nous freinaient. Une Parole qui marque et qui fait son chemin, elle aussi, en nous… Nous avons goûté à la Vie.
Le retour dans nos « Galilées » respectives se fera progressivement, habités pour longtemps encore de ce goût de simplicité, de légèreté et de profondeur que l’on vit à l’Écopélé.
Marine

La session-retraite Penboc’h Jeunes professionnels

L’amitié et la joie partagées…
Après dix jours de session et de retraite, les 45 jeunes professionnels ont regagné leurs lieux de vie pour continuer leur chemin, heureux de partager ce qu’ils ont reçu. Découvrir le visage du Seigneur à qui je peux parler comme un « ami parle à un ami », la joie de faire l’expérience de la tendresse de Dieu, d’un Dieu qui vient à la rencontre de chacun dans le quotidien de sa vie, et qui nous appelle par notre nom. Autant de surprises partagées en équipe et en Eglise, cette Eglise que chacun désire ouverte et accueillante, où tous puissent trouver leur place pour témoigner de cette bonne nouvelle du Seigneur, une bonne nouvelle que l’on reçoit chacun de manière unique. Alors à chacun de partager, en confiance, la musique de son cœur lorsque souffle le vent de l’évangile !

Echos de l’année 2019-2020

Les EVO (Exercices dans la Vie Ordinaire) au long cours

Mettre Dieu au centre de ma vie et apprendre à le connaître plus intimement ! C’est ce qui me touche le plus dans les EVO longs, et je sais que j’ai besoin d’être accompagnée et soutenue pour cela, car je n’y arriverai pas toute seule.
Charlotte

Les EVO, pour moi, c’est prendre du temps tous les jours pour Dieu et me découvrir sous son regard d’Amour : quels sont mes désirs, mes doutes, mes peurs, mes blessures. La pédagogie d’Ignace m’aide à me situer par rapport aux différents choix que j’ai à effectuer au quotidien : choix de plus de vie ou choix de mort. Ce n’est pas trop d’un an d’EVO pour réussir à dépasser mes peurs et choisir la Vie !
Marie 

Pour moi, les EVO au long cours, ce sont des temps de prière chaque jour où j’apprends progressivement à lâcher prise, à me mettre à l’écoute du Seigneur et à mieux le connaître. Ce sont aussi des moments de partage avec d’autres jeunes sur nos expériences de prière et une chance de rencontrer un accompagnateur toutes les 3 semaines qui m’aide à relire ce que je vis, à avancer petit à petit, à mon rythme et en confiance.
Sylvie

Plus d’échos ici

La Semaine sainte en confinement

J’ai répondu à la proposition des sœurs Auxiliatrices de faire une retraite de « Semaine Sainte tout en confinement », une mise au goût du jour de la traditionnelle Semaine Sainte tout en travaillant, que j’avais eu la chance de pouvoir suivre trois ans auparavant. Entre-temps j’avais, grâce à cette retraite, découvert le parcours Déclic, fait une année de discernement à travers ce parcours, changé de métier, de ville, de pays… Il était temps à nouveau pour moi de me laisser accompagner par les « sœurs du Samedi Saint », de la transition, de l’espérance, de l’entre-deux… entre mort et vie, entre doute et foi, ombre et lumière. Depuis quelque temps, j’avais grand soif d’une halte spirituelle, et voilà que j’étais tout à coup bien équipée avec la Parole pour boussole, St Ignace pour mode d’emploi et une connexion internet pour pouvoir s’unir par la pensée, mais aussi par les sens et dans l’échange, à d’autres frères chrétiens, durant ce moment si fort que représente pour nous la montée vers Pâques.
Nous nous sommes retrouvés à une vingtaine sur zoom, le dimanche des Rameaux, et c’était parti pour une semaine de rencontre, chaque jour, en grand et petits groupes. Une rencontre, sur le net ? Un peu curieux, certes, de ne pas se voir en chair et en os avant de s’ouvrir les uns aux autres et de partager ensemble les fruits spirituels de nos temps de prière et de notre chemin vers Pâques. Pourtant, avec la communion d’âme et d’esprit que permet le dialogue instantané en ligne, associant l’image au son, nous avons formé, dans mon petit groupe, un véritable petit cocon non moins spirituel que virtuel, où il faisait bon se retrouver pour échanger, sortir de notre solitude et s’ouvrir à d’autres. Nous avons tant apprécié l’expérience que… nous l’avons prolongée !
Durant tout le confinement après Pâques, nous nous sommes retrouvés en conférence virtuelle une fois par semaine pour continuer de vivre ensemble un temps de lecture contemplative. Nous avons ensuite sauté sur la première occasion de retrouvailles physiques à la sortie du confinement, étant par chance, tous ou presque, parisiens. Mais il est difficile de pouvoir nous donner rendez-vous tous quelque part, après comme avant le confinement. Le désir de poursuivre nos rencontres en lignes s’est alors très naturellement imposé.
Servane

Jeune professionnelle ayant la chance de vivre à Paris où l’Église nous offre une pastorale particulièrement active, je m’étais inscrite à la « Semaine sainte en travaillant » destinée aux jeunes de 20 à 35 ans chez les Sœurs Auxiliatrices. Les premiers jours de confinement ont laissé place à un grand silence et à une incertitude : comment imaginer mon cheminement vers Pâques quand mon environnement s’était soudainement rétracté en un petit appartement que j’habite seule plutôt qu’aux temps d’échanges et de prière commune avec d’autres jeunes dans le cadre privilégié de La Barouillère ?
C’est alors que j’ai découvert un visage d’Église que je n’avais pas encore eu l’opportunité d’apercevoir en temps normal : sa formidable capacité d’improvisation et de créativité numériques. Quelle surprise de recevoir la nouvelle des Auxiliatrices annonçant que, ne pouvant se résoudre à l’annulation pure et simple de cette Semaine sainte en présence des jeunes, les sœurs se proposaient d’expérimenter une « Semaine sainte à distance » ! A la surprise a succédé la perplexité : allais-je en recevoir autant ? Serais-je suffisamment à l’aise face à un écran pour atteindre la même qualité d’échange avec les autres jeunes ?
Dès le premier soir, le topo sur le salut, d’une qualité rare, me rejoint et nourrit intensément ma réflexion sur la nature de Dieu et le mystère pascal. Et chaque jour, les topos, les textes pour la prière, les témoignages se succèdent voire s’égrènent avec une aisance numérique qui pourrait faire penser que nos Auxis nous dévoilent ici un de leurs talents cachés. La barrière de l’écran fond, la distance réelle s’évanouit pour laisser place à une réelle communion entre les participants, et les sœurs réalisant les topos ou les témoignages réussissent chaque jour à nous étonner par la lumière de leur enseignement et la justesse de leurs mots aux travers de nos écrans.
M’attendais-je à cela ? Clairement non. Cette Semaine Sainte 2.0 restera unique pour le renouveau qu’elle m’a apporté. Si je ne croyais pas pouvoir vivre grâce au support numérique la même intensité spirituelle qu’initialement prévue, j’ai néanmoins reçu tellement que cette montée vers Pâques me fera longtemps sentir petit pèlerin d’Emmaüs ne reconnaissant pas de prime abord le Seigneur et au cœur brûlant dans la lumière de Pâques devant la révélation de Sa présence.
Odile

Echos de l’été 2019

Session retraite Penboc’h jeunes professionnels

Chaque année depuis 1984, la fameuse « session-retraite de Penboc’h Jeunes professionnels » offre à des jeunes professionnels entre 25-35 ans de se poser pour relire leur histoire et se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu.

La session-retraite qui a eu lieu cet été fut à nouveau une très belle aventure, tant pour les 21 participants que pour l’équipe d’accompagnateurs.

En raison des travaux au centre Spirituel de Penboc’h, elle s’est déroulée à l’Ile Blanche en Finistère Nord, un site magnifique que nous avons découvert et dont nous avons bien apprécié l’accueil, la beauté et la diversité des paysages (plages, rivière, lumière, soleil…).

Le Seigneur a fait son œuvre en chacun au travers des échanges, de la vie d’équipe, des temps personnels, de la relecture, de la détente, le silence, de l’accompagnement spirituel, des temps de prières, des célébrations liturgiques…

Chacun a pu se mettre à l’écoute, se laisser rejoindre personnellement et repartir avec un cap, invité à prendre soin de tout ce que nous avons vécu, reçu et partagé cet été pour continuer à en savourer les fruits.

Sylvie, Auxiliatrice

Magis écologie

Cette année, avec une de mes collègues du Ceras (centre de recherche et action sociales) et une sœur du Cénacle, nous avons imaginé une session spirituelle pour des jeunes professionnels fortement concernés par les questions écologiques. Cette session a eu lieu du 3 au 9 août, dans la Drôme, au monastère des dominicaines de Taulignan. Le lieu, magnifique, a été très porteur : l’hôtellerie marquée par la démarche de « conversion écologique » dans laquelle les sœurs sont engagées depuis plusieurs années déjà, la présence fraternelle et priante de la communauté, le jardin et la possibilité de donner un coup de main au potager en s’initiant à la permaculture… Tout était aidant !

Nous avons construit cette semaine autour de quatre piliers :

  • des temps de chantiers (jardinage) et de rencontre (d’une communauté Emmaüs et d’un foyer de vie pour personnes handicapées) ;
  • un parcours spirituel ;
  • des partages d’expérience et ateliers réflexifs pour honorer les questions sociales que pose la transition écologique ;
  • des moments de détente aussi bien sûr (et quel bonheur de découvrir la rivière et ses cascades tout près du monastère !).

La semaine permettait de s’arrêter et prendre le temps de la contemplation avant de réfléchir à des actes concrets pour vivre la conversion écologique : au-delà des éco-gestes, une invitation à s’engager avec d’autres, sans oublier dans ces engagements d’écouter « tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » comme le dit le pape François dans son encyclique Laudato si’. La dimension spirituelle a permis de puiser de la confiance pour vivre avec plus d’énergie ces combats et préoccupations : plusieurs jeunes témoignaient avoir retrouver là l’espérance nécessaire pour poursuivre leur démarche.

Hélène, Auxiliatrice

L’écopélé

En 2016, Marie-Anne, Auxiliatrice, lance avec une sœur Auxiliaire du Sacerdoce, l’idée d’un pèlerinage sur les chemins de Saint-Jacques pour des 30-40 ans. La proposition a été bien appréciée et, cet été encore, pour la 4ème fois, une trentaine de jeunes a marché pendant une semaine, de Figeac à Cahors, au cours de « l’écopélé du réseau Magis ». Une marche accompagnée par la lecture de l’Exode et des temps spirituels et de partage pour laisser le Seigneur nous conduire sur des chemins de liberté. Nous avons même dû traversé une « mer Rouge » imprévue !

Hélène, Auxiliatrice