La famille élargie

 Le premier groupe de personnes réunies par le charisme fut un groupe de personnes…laïques !

En effet, en 1851, Eugénie Smet fonde à Loos une Association de personnes qui prient et offrent leurs souffrances pour les âmes du Purgatoire. Au bout de 3 mois, ils sont 1 500 ! Puis c’est, en 1856, la fondation des Auxiliatrices communautaires, à Paris. Mais des personnes mariées, des prêtres se présentent. Pour eux, Marie de la Providence crée en 1857 les membres honoraires et bienfaiteurs… Puis les Associés ou membres du Tiers Ordre, « Auxiliatrices au milieu du monde » comme dit un texte de l’époque. Ils mènent une vie de prière et s’engagent aux côtés des sœurs dans leurs œuvres tout en restant dans leurs familles. Il y a eu des Associé/es dans presque tous les pays où des communautés ont été fondées. Aujourd’hui, les groupes d’Ami/es laïcs se multiplient dans beaucoup de pays, y compris dans des endroits où il n’y a plus de sœurs voire même où il n’y en a jamais eu.  Les modalités de partage, de rencontre et d’engagement ont varié au cours du temps et aujourd’hui la fraternité des Auxiliatrices séculières et le groupe des Amis des soeurs Auxiliatrices proposent deux manières de vivre de l’esprit de Marie de la Providence.

Les amis des Auxiliatrices

Cet amour nous a mis en route et fonde aujourd’hui notre désir d’en vivre là où nous sommes.

Avec la famille auxiliatrice, dans l’Église et dans le monde, nous vivons de l’esprit de Marie de la Providence, la fondatrice des sœurs Auxiliatrices. Il ne s’agit pas pour nous de changer nos engagements ou d’en rajouter. Il s’agit plutôt d’accueillir les accents évangéliques propres à Marie de la Providence et de les déployer dans une vie de laïcs, dans l’état de vie qui est le nôtre.

Nous cherchons à vivre la communion fraternelle. Pour cela, nous nous retrouvons plusieurs fois dans l’année pour prier ensemble, nous soutenir, nous former et partager sur ce qui fait le cœur de nos vies.

C’est dans l’écoute de la Parole de Dieu, la relecture de nos vies, l’accompagnement personnel, la participation à la liturgie, à l’Eucharistie et à la vie sacramentaire, que nous puisons force et lumière pour vivre de ce souffle spirituel. La pédagogie des Exercices spirituels ignatiens est une aide sur ce chemin.

Télécharger le tract de présentation des Amis pour plus d’information.

 Des hommes et des femmes de diverses régions de France

Marie Hélène

Née en 1957, célibataire, assistante sociale à la caisse d’allocations familiales à Marseille. Je suis dans le groupe des amis des auxis depuis décembre 2006. La spiritualité ignatienne et le charisme de Marie de la Providence me donnent de trouver du sens aux événements de ma vie. Accompagner « ceux que l’on oublie » et « vivre des passages » me rejoignent plus particulièrement.

Marie-Line

Née en 1957, je suis retraitée depuis le 1er janvier 2018, puéricultrice de formation, permanente syndicale pour les salariés du département de la Somme. J’habite le Pas-de-Calais à Berck-sur-mer. J’aime randonner dans la nature, cela me permet de rendre gloire à Dieu pour sa création de façon plus concrète. J’aime beaucoup le contact avec les autres. Actuellement, je prépare au sacrement de l’eucharistie une jeune mère de famille et je visite des personnes dans un EPPAD. La rencontre avec les « Amis des auxis » m’apporte convivialité, échanges profonds sur la foi et sur l’Espérance. Cela m’aide dans ma vie de tous les jours.

Lydie

Maman et mamie heureuse, professeur de français pour des collégiens de la banlieue Est parisienne et de Littérature comparée pour des étudiants en Lettres, c’est à la radio, en 2013, que j’ai entendu parler pour la première fois des sœurs Auxiliatrices. Ce que j’ai entendu a rejoint des convictions vivantes en moi, à savoir la relation qui existe dans la communion des saints. Je n’avais jusque-là nul lieu où les partager. Les « Amis des Auxiliatrices » m’ont accueillie en 2014. Partages, prières, sessions, marches, amitiés m’aident à saisir l’œuvre de l’Esprit et à vivre dans le charisme des Auxiliatrices.

Geneviève

Je suis venue aux « ami(e)s des Auxiliatrices », dès le début, en 2007, sur la proposition d’une sœur Auxiliatrice avec laquelle j’étais en lien par le catéchuménat. Je suis retraitée après avoir été enseignante. Je suis célibataire. Ce que j’apprécie dans ce groupe c’est le grand respect qui se vit dans nos échanges, le support de la spiritualité ignatienne. C’est pour moi un lieu qui me permet de grandir en liberté dans ma vie de baptisée.

Xavier

Père de trois fils, j’ai quatre petits-enfants. Photographe, je suis du groupe des Amis des Auxiliatrices dès son début. Je me suis employé à dénicher des fontaines invisibles tapies dans des cours et des jardins quand j’ai toqué à la porte des Auxiliatrices – que je ne connaissais pas – pour savoir s’il n’y en avait pas une dans leur domaine entraperçu depuis les hauteurs. La porte m’a été ouverte, je fus invité à entrer. Puis ressorti, plus tard, je suis revenu. Une sœur dira : « Xavier n’a pas trouvé de fontaine, mais il a trouvé une source ».

Marie Françoise

Née en 1958, je suis célibataire. J’habite le Pas-de-Calais. Je suis enseignante en SVT (sciences de la vie et de la Terre) dans un collège privé catholique sous contrat. Dans ce collège, je suis engagée dans l’équipe pastorale. J’y ai eu aussi des responsabilités pour essayer de mettre en place de l’aide pour les élèves en difficulté scolaire. Dans ma paroisse, je participe à l’animation des chants dans les célébrations. J’ai connu le groupe des « amis des auxiliatrices » grâce à une amie. Je suis restée dans le groupe car j’y ai trouvé des temps de partage très profonds, des temps d’enseignement qui m’aident à vivre ma foi dans le monde. Ce qui m’a rejoint le plus dans la spiritualité de Marie de la Providence, c’est son désir d’« aller vers ceux que l’on oublie », « d’aider à tout bien quel qu’il soit ».

Mireille

Avec Michel, nous avons été accueillis dans le groupe en octobre 2012. Nous habitons à Cergy. Nous avons élevé ses 3 filles et avons 4 petits enfants. Je suis récemment retraitée du monde médico-social. J’apprécie cette nouvelle partie de ma vie où je peux vivre avec plus de souplesse et de créativité, la relation à Dieu, et avec tout autre. Le groupe des Amis soutient mon attachement au Charisme, m’aide à en vivre et crée une fraternité entre nous. Personnellement, j’ai le désir d’approfondir l’aspect « communion des saints », vivre la solidarité entre vivants sur cette terre et aussi celle qui nous unit à ceux qui, ayant achevé leur parcours ici-bas, vivent déjà une forme de communion avec Dieu.

Michel

Je suis retraité. Je suis marié avec Mireille. Je suis père de 3 filles et grand-père de quatre petits-enfants. J’ai fait la connaissance des Auxiliatrices à travers une proximité ecclésiale et mon activité d’aumônier de prison. Je fais partie des « Amis des Auxis » depuis octobre 2012. Je suis heureux des temps de rencontre qui nous réunissent et sont pour moi l’occasion d’un ressourcement. J’en apprécie la convivialité, le partage ouvert et profond.

Jacqueline

Née en 1955, je suis mariée et mère de quatre enfants. J’ai six petits-enfants. Je suis infirmière à domicile à Marseille auprès de personnes âgées malades désirant le maintien à domicile. J’aime ce groupe pour la diversité de ses membres, la réflexion libre, les partages fraternels vrais, le compagnonnage formateur avec les Auxis. Bref ce groupe m’enrichit et me soutient dans ma vie et dans ma foi.

Régine

J’ai connu les Auxis il y a plusieurs années en fréquentant le catéchuménat et la maison diocésaine de Marseille où elles habitent encore aujourd’hui. Je fais partie du groupe des « Amis des Auxiliatrices » depuis le début et j’ai appris à y connaître mieux l’Esprit qui anime la congrégation. Je partage mon temps entre mon métier de kinésithérapeute et le catéchuménat des adultes sur ma paroisse, ce qui me donne l’occasion de me rendre proche de ceux qui souffrent et de ceux qui sont en marge de l’Église. J’ai participé à des sessions de formations des Auxis et à des sessions internationales des Amis des Auxis et me réjouit de la communion qui se tisse entre nous.

Jeanne

Je suis née en 1953, demeurant à AURIOL en Provence. J’ai un fils de 30 ans, Jérémie, vivant au Canada avec Cora-Louise. J’ai suivi une formation et j’ai fait ma carrière dans le médico-social. Engagée depuis toujours dans un catholicisme social, j’ai connu les auxis à l’âge de 12 ans. Je cherchais un groupe de partage et de réflexion sur ma foi pour ma retraite, de la spiritualité de St Ignace, j ai été accueillie par les « amis des auxis » en 2014 ; je suis très heureuse de ces partages.

Brigitte

Depuis 1981 je vis au Mans où je suis venue pour exercer la médecine du travail auprès des salariés du régime agricole. J’ai grandi au rythme de la vie du grain de blé avec ses étapes de semailles et de germination, de pousse et de croissance, d’épiage et de moisson… un rythme évangélique qui m’a profondément façonnée au gré du vent, du soleil, de la pluie… Depuis longtemps le Christ est venu me rejoindre sur mon chemin de vie ; en 2003 il m’a conduite à rencontrer des Auxiliatrices et quelque temps plus tard à participer, avec d’autres laïcs, à la naissance du groupe français des « Amis des Auxiliatrices ». Ce lieu spirituel conforte ma foi et m’aide à parcourir mon propre chemin d’étape en étape ; « de passage en passage, de purification en purification » comme disent les sœurs auxiliatrices.

Elisabeth

Née en 1953, je suis mariée et nous avons deux filles. Je suis à la retraite après avoir été directrice d’une école et formatrice dans un Centre pédagogique pour la formation des Professeurs des Ecoles. Laïque en Mission Ecclésiale dans notre diocèse des Hauts-de-Seine, j’ai rencontré les Auxiliatrices à l’occasion de sessions d’été pour les néophytes. Lors de ces séjours à Lourdes, j’ai particulièrement apprécié la joie rayonnante de leur vie de foi et leur « esprit de famille ». Après leur départ des Pyrénées, j’ai frappé à la porte des Amis. Dès la première rencontre, en janvier 2017, j’ai retrouvé cet « esprit de famille », que j’ai découvert être celui de Marie de la Providence. Les temps de rencontres, de réflexions et de partage avec le groupe sont importants pour moi car ils éclairent et redynamisent non pas seulement mes engagements ecclésiaux… mais ma vie, tout simplement !

Fabienne

Née en 1972, j’habite le Pas-De-Calais et travaille en entreprise dans les Ressources Humaines. J’ai d’abord connu le site internet des Auxiliatrices, par une amie qui a voulu me faire découvrir la vocation de sa propre amie, devenue Auxiliatrice. Je cherchais comment vivre davantage de la spiritualité ignatienne. La conclusion a été de contacter le Groupe des Amis. Me voilà donc, accueillie depuis mai 2016. J’y apprends à partager ma vie selon un aspect du charisme, par exemple « aider à tout bien quel qu’il soit » avec une préférence pour « ceux que l’on oublie ». La notion de « Communion des Saints » s’est élargie et approfondie pour moi. « Il n’y a pas de frontière à l’Amour ». Et désormais, je mets des mots sur ce que j’essaie de vivre, à ma petite mesure dans le quotidien : être proche de celui qui vit « des situations de passage », aider « à atteindre le but de sa création ». A mon tour, je peux dire, en parlant du Groupe : « Venez et voyez ! »

La fraternité des Auxiliatrices séculières

Les Auxiliatrices Séculières sont des femmes baptisées qui ont entendu et accueilli l’appel singulier de Dieu à consacrer leur vie en restant « dans le monde, sans être du monde » et l’ont voulu « coloré » par le souffle fondateur qui a été inspiré par Marie de la Providence.

Elles vivent seules ou en famille, dans la dispersion, et prennent en charge leur vie quotidienne. Chacune exerce ou a exercé une profession qui est le lieu de son engagement séculier. Elles cherchent et désirent témoigner de l’Evangile, là où elles sont naturellement insérées. La spiritualité ignatienne et le charisme de Marie de la Providence sont à la base de leur formation. Cette formation se prolonge au travers des liens de communion fraternelle et dans les échanges.

Leurs sensibilités, marquées par le charisme les conduisent à partager et à accompagner le pèlerinage de tout être humain dans les traversées de cette vie et de l’au-delà.

Cette forme de vie consacrée est née à la suite de Vatican II. Aujourd’hui les Auxiliatrices Séculières sont une trentaine, elles vivent dispersées au Japon, en France, en Belgique, en Espagne, en Italie, au Mexique et en Colombie.