Chacun son boulet

Céline était témoin « boulet » pour les jeunes lors du rassemblement de la famille ignatienne à Marseille à la Toussaint 2021Une journaliste du journal La Croix a croisé son chemin… et a rédigé un article en ligne.

« On m’a demandé de vous partager mon boulet… Je vais le faire, mais d’abord, vous connaissez l’histoire du boulet de saint Ignace ? » Cheveux courts et vareuse pourpre, sœur Céline Zimmermann interpelle volontiers son jeune auditoire. Ils sont une petite dizaine à écouter la sœur auxiliatrice, assis par terre autour d’elle. Plusieurs groupes similaires, tous rassemblés autour d’un « témoin » différent, parsèment le cloître de la Vieille Charité, dans le quartier du Panier. Ce samedi 30 octobre, premier des trois jours du rassemblement de la famille ignatienne à Marseille, tout abri est bon à prendre : il pleut sans discontinuer depuis le matin.
« C’est quand même original : l’année ignatienne qui s’est ouverte le 20 mai célèbre les 500 ans de la rencontre entre Ignace et un boulet de canon ! » poursuit sœur Céline, sourire aux lèvres. Elle raconte comment le jeune Espagnol a vu sa jambe fracassée lors du siège de Pampelune de 1521, et comment cet événement inattendu a changé sa vie. « C’est ce boulet de canon qui lui a permis de devenir saint Ignace de Loyola : boiteux, il ne pouvait plus être chevalier de la cour du roi comme il l’avait toujours rêvé. Il a changé de trajectoire, pour finalement devenir un chevalier du Christ. »
Les étudiants, venus notamment de l’école d’ingénieur de l’Icam, fondée par des jésuites, attendent la suite. Ce qu’ils veulent savoir surtout, c’est quel « boulet » s’est mis en travers de la route de la pétulante religieuse qu’ils ont en face d’eux. Comme promis, elle leur raconte cet épisode de son enfance : une violente rupture familiale qui l’empêcha longtemps de faire des choix et de s’engager. « Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! » La sœur auxiliatrice enchaîne sur un autre boulet de canon, positif celui-là : les Journées mondiales de la jeunesse de 1997, à Paris, qui l’ont « lancée » dans la foi.

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