La fondatrice

Marie de la Providence, une femme de continuité
et de rupture dans l’Église de son temps

Eugénie SMET a choisi comme nom de religieuse Marie de la Providence, nom qui exprime bien le visage de Dieu en qui elle croit. Dès son enfance, elle a une vitalité communicative et une grande conscience de la présence bienveillante de Dieu à sa vie : elle veut tout lui donner en retour et multiplie les initiative et engagements pour devenir à son tour « la providence de la Providence » !

Son chemin s’approfondit peu à peu avec la découverte de la solidarité mystérieuse qui unit tous les hommes : « il n’y a pas de frontière à l’amour », même pas celle de la mort. Elle fonde alors une congrégation qui veut aller « des profondeurs du Purgatoire jusqu’aux dernières limites de la terre » pour aider tous les hommes, qu’ils soient sur la terre ou passés par la mort, jusqu’à leur rencontre définitive avec Dieu…

Concrètement, tous les moyens sont bons pour cela ! Elle refuse que les Auxiliatrices des âmes du purgatoire se lient à un seul type de mission mais les invite simplement à « aider à tout bien quel qu’il soit » : il s’agit de se faire proches de ceux et celles qui passent par des situations d’épreuve et de croissance, qu’ils soient morts ou vivants, et de les accompagner par la prière, l’action, la communion dans l’épreuve et l’Espérance.

Et le Purgatoire ? Marie de la Providence exprime sa foi à travers la piété de son temps. Celle-ci faisait du Purgatoire un lieu de souffrances après la mort un peu terrible et inévitable, qu’il fallait à tout prix tâcher d’abréger ! Mais Marie de la Providence transforme de l’intérieur cette perspective en accueillant le mystère du Purgatoire comme celui de l’expérience radicale de l’amour : le purgatoire, c’est la bonne nouvelle que l’amour de Dieu vient lui-même radicalement transformer nos cœurs.


Background
Marie de la Providence fonde un Institut ayant pour tâche principale de permettre à tous les hommes, vivants et morts, de faire l’expérience de la rencontre de Dieu comme expérience de l’amour. Dans cet esprit elle invite les Auxiliatrices à ne pas se lier à une œuvre particulière et à ne se laisser arrêter par aucune frontière pas même celle de la mort.
La mission est universelle : « aider à tout bien quel qu’il soit » ; « aller des profondeurs du Purgatoire jusqu’aux dernières limites de la terre ».

1825

Elle naît à Lille

1836/43

Elle est élevée au Sacré-Coeur de Lille

1843-1853

Elle mène une vie apostolique intense à Loos-lez-Lille

1853

Elle découvre sa mission dans l’Église

1855

Le curé d’Ars la confirme dans sa mission

1856

Elle arrive à Paris et fonde l’Institut des Auxiliatrices des âmes du Purgatoire


1859

Elle adopte la spiritualité ignatienne (les Règles et les Constitutions de la Compagnie de Jésus)

1863

Fondation de la maison de Nantes

1867

Appel pour la mission de Chine

1869

Fondation de la maison de Bruxelles

1871

Elle meurt à Paris, à l’âge de 45 ans

1957

Elle est béatifiée par Pie XII