Bernadette, Christine, Marie-France, Myriam, Jeanne et une amie ont passé quelques jours à l’abbaye de la Pierre-qui-Vire. Elles se sont retrouvées autour du livre de Geneviève Médevielle, Les migrants, François et nous, paru dans la collection Vie Chrétienne, 2018.

« Nous voulions vivre un temps d’échange, de partage fraternel et approfondir ce qui se joue dans ce drame humanitaire de la « migration » de tant de populations à travers le monde, et en particulier, chez nous, en France. Un ‘signe des temps’, nous dit le Pape. »

Au cœur du Morvan où la forêt, la verdure et une végétation luxuriante invitaient à goûter le don de la vie à sa source ; dans un creux de vallon, les moines de l’abbaye de la Pierre-qui-Vire les ont accueillies fraternellement pendant quelques jours cet été ; le rythme monastique, dont elles ont pu bénéficier à leur guise, a beaucoup soutenu leur démarche à la fois personnelle et communautaire.

La corbeille était bien pleine lors de l’évaluation finale : joie des échanges où chacune a pu partager son expérience (et les expériences étaient bien différentes !) ; richesse de la réflexion partagée sur le document de Geneviève : il les a aidées à prendre du recul, à mieux sentir la complexité des problèmes, à creuser ensemble ce que nous disent l’Ecriture et, aujourd’hui, François.

« Nous n’y avons puisé aucune ‘recette’, bien sûr, mais une invitation à nous situer chacune humblement, en cheminant avec d’autres, en discernant dans la diversité des situations le type de service, de présence, de compassion qu’il nous est donné de vivre. »

Le dernier soir, elles ont été reçues au chapitre des moines pour partager leur expérience. Bel échange fraternel entre ceux dont la vocation est de prier pour le monde et ce tout petit groupe de sœurs, témoin de tous ceux et celles qui, sur le terrain, prennent leur part à l’engagement de l’Église au cœur de ce combat pour la justice et la fraternité…

En forme de conclusion, ce passage de Michée montait dans leur cœur et sur leurs lèvres :

« On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu »