Marie de la Providence nous écrit

Le bureau de Marie de la Providence
Christine G. a pris la plume « au nom » de Marie de la Providence… et a imaginé ce qu’elle pourrait dire aujourd’hui à « ses sœurs » les Auxiliatrices…

Avril 2021

 

Mes chères sœurs,

J’aurais pu écrire « Mes chères filles », mais à l’époque où vous êtes, c’est ainsi que je préfère vous appeler.

Je voudrais vous dire :

    • Merci d’être là, chacune. Merci pour le don de vos vies à Dieu. Merci pour avoir laissé retentir en vos vies cet appel, y avoir répondu avec générosité. Merci infiniment.
    • Vous m’avez fait confiance en suivant la voie audacieuse que j’ai ouverte dans l’Eglise pour aider les âmes du purgatoire. Vous avez été sensibles, sous une forme ou une autre à cette dimension qui continue de vous animer, chacune selon votre époque et votre culture. Je vous en suis tellement reconnaissante !
    • Quand je regarde votre terre vue du ciel, je ne cesse de m’émerveiller. Que de beauté en chacune de vos vies, de générosité, de gratuité dans le don de vous-mêmes, d’ingénuité et de zèle dans la mission, de talents déployés avec intelligence, d’empathie et de compassion… Femmes, vous êtes belles.

Je voudrais vous dire :

    • Chacune de vous, telles que vous êtes, vous avez place dans cet institut que j’ai fondé. Chacune de vous êtes une pierre indispensable pour que cet édifice harmonieux s’élève vers le ciel. Chacune de vous est pour moi un don de Dieu. Ce don est d’un prix inestimable.
    • Je désire d’un grand désir que chacune de vous puisse s’épanouir en donnant le meilleur de ce qu’elle porte dans ce petit institut que j’ai fondé. Car le don que Dieu nous a fait en vous conduisant vers nous, doit se déployer pour le bien de toute l’humanité comme de l’Eglise. Vous comprendrez aussi que cela est une grosse responsabilité pour moi qui m’a toujours fait trembler pendant ma vie sur la terre.
    •  Aujourd’hui vous êtes confrontées à des défis incroyables, même s’il y en a eu d’autres depuis la Fondation – je pense aux deux guerres mondiales. Je fais confiance à celles qui ont reçu mandat pour relever avec vous toutes ces défis, comme elles le pourront.

Mais je voudrais vous dire :

    • Je vous ai laissé une spiritualité solide pour affronter ces gros temps : les Exercices d’Ignace. Vous avez là une structure solide et une dynamique puissante pour vous repérer dans le gros temps en tenant fermement le gouvernail.
    • Avec les Exercices je vous ai donné le style de vie religieuse qu’Ignace de Loyola a initié dans l’Eglise. Je ne pouvais pas vous donner mieux que ce trésor !

Je voudrais vous dire enfin, dans cette période de turbulences multiples : charité, charité, charité…

    • Ce mot, je l’ai répété trois fois avant de mourir. La première fois qu’on l’entend, on a tendance à se dire qu’on le sait. La deuxième fois on se dit : attention, c’est sérieux. La troisième fois est la bonne pour entendre là un chemin de conversion nécessaire.
    • Ce mot, il parle bien sûr de l’attitude qui doit vous animer dans la mission. Mais s’il faut le traduire plus précisément dans le langage de votre époque, je dirais : soyez unies entre vous. C’est le bien le plus précieux pour que l’œuvre de Dieu se poursuive en ce monde. Ce lien qui vous unit est un lien sacré. S’il le faut, retrouvez-en le chemin. N’ayez pas peur. Je sais le désir qui vous anime.

Depuis la communion des saints, je continue à intercéder pour vous de tout mon cœur.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde sur tous vos chemins,

Votre sœur,
Marie de la Providence,
Eugénie si vous préférez