Opération solidaire de nettoyage

Pour une Église plus « verte » et plus solidaire, Julie a participé à l’initiative d’une paroisse de Marseille : nettoyer ensemble, paroissiens et passants, les rues du quartier pour que tous participent à la sauvegarde de la Création.

Samedi 20 mars, la paroisse marseillaise Saint Pierre-Saint-Paul a vécu son premier événement comme membre d’Eglise verte : un nettoyage des rues du quartier en allant à la rencontre des personnes croisées sur le parcours.

Une cinquantaine de personnes, de 5 à 75 ans environ, entraînées par l’enthousiasme des enfants, ont parcouru le territoire de la paroisse, en petites équipes, afin de rendre ses rues plus agréables à vivre pour tous.

Ce modeste geste écologique a été l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes très diverses, désireuses d’en savoir plus ou de soutenir cette démarche : passants, commerçants, personnes sans-abris et même le maire d’arrondissement et deux de ses adjoints. La plupart d’entre eux ont découvert avec étonnement un aspect de l’Église qu’ils ne connaissaient pas.

« Le jour J, j’ai été agréablement surprise en voyant progressivement arriver de plus en plus de personnes à l’église dont un grand nombre d’enfants et leurs parents, jusqu’à ce que nous soyons une cinquantaine. J’ai eu beaucoup de joie à guider une petite équipe avec des enfants très enthousiastes et à parler avec des passants intrigués par notre initiative et qui découvraient un aspect de l’Eglise inconnu pour eux.

Je souhaitais, comme le groupe, entrer en contact avec des personnes qui passent beaucoup de temps assises sur un trottoir mais je ne savais pas trop comment m’y prendre, quelque peu encombrée par le grand sac poubelle que je portais. C’est justement ce dernier qui a donné l’occasion à un jeune homme sans domicile fixe de se lever d’un coup pour aller ramasser le sac plastique qu’il avait laissé sur le trottoir et l’y jeter. Son regard a alors croisé le mien, m’offrant une très bonne opportunité d’engager la conversation. J’ai été touchée par sa souffrance mais surtout par son changement de posture, de l’homme à terre à l’homme debout, qui montrait qu’il avait à cet instant retrouvé sa dignité. »

Julie