Une découverte : la danse !

Une troupe de jeunes a présenté un spectacle sur la vie et la conversion d’Ignace de Loyola lors du rassemblement Ignace 21 à Marseille. À partir de ce spectacle qu’elle a particulièrement goûté, Marie-Anne, novice, nous invite à entrer dans la danse avec elle…

C’est le spectacle sur la vie de saint Ignace, donné dimanche soir, qui m’a le plus marquée lors du rassemblement à Marseille. Et en particulier, dans ce spectacle, la place et la qualité des danses. Grâce à ces danses, j’ai pu VOIR les mouvements intérieurs d’Ignace exprimés, libérés, amplifiés même, peut-être. Cela résonnait fort avec le Récit* que nous lisons simultanément à l’internoviciat. Cela m’a rejoint personnellement aussi, comme si une part de moi jusque-là restée timide s’était trouvée honorée, déployée. Depuis, je remarque plus les différentes opportunités que j’ai de danser, au sens propre ou figuré, seule ou avec d’autres, dans le quotidien même ou dans un temps spécifique.

Il y a ainsi le mouvement collectif de la procession de communion qui, lorsqu’il est harmonieux, confine à la danse. C’était frappant lors de la messe de la Toussaint à Marseille, où le mouvement de communion était original, très organisé et où tout le monde bougeait en même temps, à peu près au même rythme. Dans ce mouvement collectif m’apparaît de façon particulière le corps que nous formons comme assemblée, communauté. Cela me fait penser à un chant MEJ que j’aime bien et qui dit « comme un grand rond, comme un courant profond, comme une chaîne immense ; comme un grand rond, autour de l’horizon, c’est un peuple qui danse ». (à écouter ici)

Il y a aussi la danse de joie, de louange, qui me vient souvent le dimanche après la messe paroissiale. Louange dansée, en solo, et je profite pour cela des grands espaces verts de Cergy pour m’exprimer sans me soucier du regard des autres, à travers chants (!) et gestes.

Il y a encore l’atelier clown de l’internoviciat. Atelier que j’ai parfois abordé avec réserve, où j’ai été surprise aussi. Atelier qui, en tout cas, m’a donné l’occasion de m’exprimer par le corps et d’être en relation avec l’autre par nos corps. C’est le cas par exemple lorsqu’à deux, nous tenons une baguette du bout de l’index, chacun à une extrémité, nous fermons les yeux et sur un fond musical laissons libre cours à nos corps tout en coopérant avec l’autre afin que la baguette ne tombe pas. Dans cet exercice, j’ai ressenti une grande liberté, une grande présence à moi et à l’autre, à l’environnement, à Dieu aussi par tout cela.

Il y a enfin un autre lieu, un autre style de danse : le quotidien le plus prosaïque ! C’est la danse dans l’étroite cuisine de Cergy lorsque nous sommes plus de deux en même temps ! Une vraie danse en fait, pour respecter l’espace et les mouvements de chacune. Opportunité d’attention, d’expression, et parfois de franche rigolade aussi !

En attendant de découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles façons de danser et de me décoincer encore un peu, je remercie tous les danseurs, chorégraphes et autres personnes grâce à qui ce spectacle a été possible et si beau !

* Récit autobiographique d’Ignace.

Et pour regarder le spectacle : Veillée festive – Au large avec Ignace