Une expérience synodale avec des jeunes du 93

Synode_sur_la_synodalite
Le synode sur la synodalité a mobilisé beaucoup d’Auxiliatrices cette année : participation ou animation de groupes, synthèse des réponses d’une paroisse ou d’un diocèse…
Christine, en séjour dans la communauté de Sevran, a rejoint un petit groupe de jeunes avec Laure, jeune sœur de la communauté. Elle partage ses impressions.

Entre février et mars dernier, nous nous sommes réunis pour un groupe du synode entre jeunes de la paroisse Sainte Elisabeth de Sevran. Nous avons vécu trois rencontres. Nous étions 5 jeunes : deux étudiantes ayant grandi en Côte d’Ivoire, un étudiant arrivé du Bénin en janvier, et Laure et moi, en communauté à Sevran. À chaque rencontre, nous prenions un temps convivial, un temps de prière et un temps d’échange.

Cette expérience a été très riche. Elle nous a permis de nous rencontrer davantage, entre jeunes venus d’horizons très différents. Nos parcours, nos cultures et expériences ecclésiales antérieures étaient très divers, mais nous avons eu l’impression de vivre une vraie démarche synodale, apprenant d’une part à recevoir l’autre, à l’écouter sans juger et sans débattre (pas toujours facile) et d’autre part à nous mettre à l’écoute de l’Esprit Saint et de la Parole de Dieu.

Nos différences n’ont donc pas été réellement un frein au partage. Le synode nous donnait l’occasion d’exprimer ce que l’on aime dans l’Église d’aujourd’hui et ce qui y est plus difficile pour nous, et de réfléchir à ce que l’on voudrait pour la suite. Chacun a pu partager assez librement ce qui l’habitait, même si nous n’étions pas toujours d’accord sur les changements à apporter !

Nous avons « marché ensemble » dans une fraternité et une atmosphère conviviales, inconnus au départ, devenus frères et sœurs dans la confiance.

D’un point de vue plus personnel, ce synode m’a déplacée. Les expériences d’Église des jeunes de Côte d’Ivoire et du Bénin semblent bien loin de ce que j’ai vécu en France. Cette autre manière de prier m’a parfois déroutée et fait sortir de ma zone de confort. Mais je reste très marquée par notre soif pour prier et partager autour de l’Évangile et de l’Église. Nos échanges m’ont ouverte à une dimension plus universelle de l’Église.

Enfin, cette expérience est pour moi la confirmation que la rencontre avec des personnes d’origines différentes est belle et nécessaire. Elle est source d’ouverture et d’enrichissement mutuel. Ce groupe est un signe que cette rencontre est possible. Il creuse en moi le désir que, dans l’Église, des chrétiens vivant dans des environnements différents continuent à marcher ensemble, à la suite du Christ. Un beau message d’espérance pour l’Église d’aujourd’hui et de demain !