16 auxiliatrices en mission auprès de personnes aux périphéries de la société, se sont réunies à La Barouillère, du 2 au 4 janvier, avec comme fil rouge « de l’état du monde à l’espérance ».
Vivant en Europe et originaires de France, Allemagne, Autriche, Italie, Transylvanie (Roumanie), Inde, Japon et Rwanda, elles ont partagé leurs expériences auprès des personnes les plus oubliées et passé un après-midi avec une des membres d’une association paroissiale qui va à la rencontre de personnes sans-abris ou avec des bénévoles d’une épicerie solidaire. Avec un topo sur l’oubli dans les Écritures, une auxiliatrice théologienne les a aidées à approfondir le sens de leur mission et ce que cela signifie d’être oublié par les autres – on est « rayé de la carte », il y a une rupture relationnelle, on souffre de l’inattention, du mépris, de l’exclusion par les autres.
Dieu vient rejoindre l’humanité au cœur de sa misère et de l’oubli…
En petits groupes nous avons découvert la mission de chacune – auprès de personnes souffrant d’addiction, de personnes sans-abris, de réfugiés, de personnes avec un handicap physique et/ou mental, de femmes victimes de violence… Nous avons partagé nos préoccupations, mais aussi les motifs d’espérance qui nous habitent.
Je suis partie de cette session profondément enrichie par les expériences partagées et encouragée à tenir dans l’espérance dans ma mission.
Birthe, Allemagne
C’était un groupe international et je ne savais pas ce que faisaient les sœurs. Alors j’ai aimé le partage des engagements de chacune. Cela me met dans une attitude d’action de grâce pour notre charisme, auprès des plus oubliés.
Pour moi, après des années de travail social, et en pause pour le moment, cela a été comme une relecture personnelle de ce que j’ai vécu.
J’ai apprécié aussi sortir de chez nous pour aller voir ailleurs et j’ai été touchée par le partage profond avec la responsable de l’épicerie sociale, qui se donne vraiment pour aider, au nom de sa foi.
Espérance, Rwandaise (en France)


Nous avons été très touchées par la rencontre d’une petite communauté de femmes chrétiennes d’Aubervilliers qui propose tous les samedis une tasse de café ou thé à la Porte de la Villette. L’origine de cette communauté liée à la paroisse vient d’un appel très fort reçu du Seigneur par l’une d’entre elles. Elles commencent leur action par des chants de louange et la terminent en s’approchant de ceux qui ont été servis, leur proposant aussi de prier avec et pour eux. Cette exubérance joyeuse et croyante est un beau témoignage.
Quant à moi, me retrouvant au milieu de cette action de distribution, je me suis tout d’un coup crue à Calais, unie a toutes mes sœurs auxiliatrices. Grande joie !
Françoise, France (Calais)
J’ai aimé la maraude avec l’association « Confrérie Notre-Dame des Vertus ». Ce sont surtout des femmes africaines ; elles distribuent des sandwiches et des boissons auprès de nouveaux réfugiés. Elles le font au nom de leur foi, pour exprimer leur foi dans l’action.
Michiyo, Japonaise (en France)







