Le samedi 17 janvier, nous étions plus de 70, Auxiliatrices, Amis des Auxiliatrices, amis et proches avec qui nous partageons une vie paroissiale, des engagements, des aspirations aussi, réunis autour d’une question qui peut tous nous habiter : « Dans les complexités de notre actualité, comment être artisans de justice et de paix ? ».

Prière, témoignages, groupes de partage, ateliers et temps conviviaux ont rythmé cette halte où nous avons pu nommer les difficultés de notre contexte tout en regardant les nombreuses initiatives positives auxquelles nous pouvons participer et qui nous invitent à tenir ensemble dans l’espérance. Une journée dynamisante et ressourçante pour aborder la nouvelle année et poursuivre notre recherche d’être, à la suite de Jésus et avec lui, artisans de justice et de paix là où nous sommes.
« C’est lors de notre pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle que nous avons découvert la congrégation des Sœurs Auxiliatrices, grâce à la rencontre lumineuse des sœurs Martine, Bénédicte et Geneviève. Touchés par ce premier lien, nous avons répondu avec joie à l’invitation pour cette journée de partage.
Nous en sommes ressortis profondément ressourcés. Ces échanges nous ont plongés dans une véritable conscience renouvelée que, malgré la diversité de nos engagements, nous sommes tous reliés à la suite du Christ.
Face aux complexités de notre actualité, la question demeure : comment être, concrètement, des artisans de justice et de paix ? Les interventions de Maryvonne, Jean-Claude et Jean-Baptiste nous ont marqués par leur force. Nous en retenons une leçon essentielle : il faut d’abord savoir écouter et regarder l’autre pour apprendre de lui. C’est à cette condition que l’on peut changer durablement la trajectoire de vie des jeunes en difficulté et veiller à ce qu’aucun pauvre ne soit « interdit de Dieu », ne soit laissé sur le bord du chemin.
Enfin, l’atelier sur la communion des saints nous a ouvert une voie de réflexion profonde. Nous repartons avec le désir d’apprendre, à notre tour, une certaine forme de pauvreté de cœur, pour mieux accueillir et aimer notre prochain. »
Malika et Dominique

« J’ai été heureuse de voir La Barouillère fourmiller de personnes venues d’horizons divers. Marquée par des rencontres, des témoignages et des temps de partage, cette journée a pour moi été une belle occasion de vivre la communion en Église, dans la diversité des sensibilités religieuses. »
Martine (auxiliatrice)
Avec quoi je repars de cette journée ?
J’ai été touchée par l’image contemplée lors de la prière. Les personnes les plus accablées par les difficultés sont message de paix et ouverture. Il nous faut les écouter.
J’ai entendu : « Tais-toi, écoute, apprends ».
J’ai entendu l’appel à vivre la vie ‘par le bas’, par la proximité avec les pauvres.
Je retiens qu’apprendre des pauvres favorise la paix.
Du témoignage de Jean-Baptiste, je garde que chaque personne a un trésor.
J’ai participé à l’atelier poterie. Nous étions des artisans. Je garde ce mot « artisan » : celui qui modèle au fur et à mesure pour sortir une œuvre non prévue.
J’ai été émue par l’atelier danse : la paix par le corps.
La paix se construit si elle se cultive. L’art, la nature, le beau sont source de paix.
Je repars avec la richesse des rencontres, la force d’engagement de chacun.
J’ai envie d’être artisan de circulation, de continuer à faire circuler la parole autour de moi.



