Lydie s’est lancée dans l’écriture d’icônes en 2022. Elle fait partie du groupe des Amis des auxiliatrices et, en 2025, elle est allée à La Barouillère pour la célébration de la fête de la Bienheureuse Eugénie Smet (le 7 février, anniversaire de sa mort), au cœur de l’année où nous faisions mémoire du 200e anniversaire de la naissance de Marie de la Providence. À ce moment-là a eu lieu le déclic pour « écrire une icône » de Marie de la Providence…
Alors que je commençais à dessiner et peindre des ébauches de Marie de la Providence, la Providence a voulu que l’on m’offre un cadre pour icône – un cadre, c’est beaucoup de travail : 12 couches de blanc de Meudon chauffé, chacune des couches poncées ; je ne pourrais pas le faire chez moi. Pour m’inspirer, j’ai demandé une reproduction de l’icône de Marie de la Providence réalisée par une sœur dans les années 60.
Et je m’y suis mise… Marie de la Providence méritait de la couleur et de l’or à l’image de sa vie spirituelle et terrestre. Le fond bleu représente le Ciel et la paix qu’apporte La Barouillère à tous ceux qui y pénètrent. Sur sa robe noire, un châle bleu, et des lumières dans la dentelle de son col, les boutons de son corsage, les plis de sa jupe, pour marquer sa féminité, car elle était une femme pour le monde. Cela pour traduire l’élégance et la délicatesse du cœur propre au charisme auxiliatrice. L’or de l’auréole pour couvrir ses pensées et ses douleurs. L’or est aussi sur son ventre, avec la croix de Jésus, car chaque icône est l’image du Christ en Gloire. Après la rencontre avec les Amis de Hong-Kong, en juin 2025, j’ai ajouté le nouveau logo des Auxiliatrices, parce que son œuvre continue, même aux confins de la Terre. C’était un joli signe.
L’icône a été bénie à l’Église de Boissy-le-Châtel, où un petit groupe se réunit tous les 15 jours pour une journée de prière, de partage et d’écriture d’icônes.

Écrire une icône c’est la graver, dans un premier temps, pas seulement dans le bois mais dans son cœur. C’est lui donner du relief. Ensuite, on ajoute des pigments rouges dans les sillons pour insuffler la vie. Quand on le fait en pleine conscience, en prière, cela donne beaucoup de joies.
Cela n’a pas été toujours facile. Il m’a fallu faire avec les imperfections du bois et mes propres limites. Effacer, recommencer, non pour atteindre la perfection mais pour se sentir en lien d’amour. Cela apprend la patience. C’est toujours un défi. Écrire une icône, c’est se ressourcer, vivre et s’offrir. Une icône est le reflet du cœur de celui qui écrit avec l’Esprit. C’est un rendez-vous avec l’ami très cher.
Lydie a écrit d’autres icônes : « Mes choix sont motivés par mon chemin spirituel avec les auxiliatrices. »

« Toi, Maitre divin de tout ce qui existe, éclaire et dirige l’âme, le cœur et l’esprit de ton serviteur ; conduis nos mains afin que nous puissions représenter dignement et parfaitement ton Image, celle de ta très Sainte Mère et celle de tous les Saints, pour la gloire, la joie et l’embellissement de ta Sainte Église. Mon Dieu, bénis mes humbles efforts, fais que mon labeur serve l’élévation de mon âme, pour la gloire de ton Saint Nom. Amen. »
Prière de l’iconographe

« En ce moment, j’écris l’icône du Samedi Saint. »
