En marche vers Pâques avec le catéchuménat

Baptême

De plus en plus nombreux sont ceux et celles qui demandent à recevoir les sacrements du baptême, de la communion ou de la confirmation à l’âge adulte. Ils cheminent souvent pendant 1 ou 2 ans, accompagnés par d’autres croyants, pour découvrir la foi chrétienne. Depuis « toujours » des auxiliatrices sont engagées dans le catéchuménat et les accompagnent pas à pas jusqu’à leur baptême dans la nuit de Pâques.

Dans le diocèse de Lille comme ailleurs le nombre de catéchumènes ne cesse d’augmenter. Il a été multiplié par 3 en 10 ans et cette année ce sont 250 nouveaux baptisés adultes qui sont attendus ainsi que 440 confirmands dont certains n’avaient jusque-là reçu aucune initiation chrétienne. Parmi eux le nombre de 18-25 ans est en progression, presque 30% sont des étudiants.
Dans les diocèses ce mouvement est général et touche de très nombreuses paroisses qui doivent parfois s’organiser un peu dans l’urgence pour mettre sur pieds des fraternités capables d’accompagner ces demandes d’intégration à la communauté chrétienne.
Pour ceux et celles d’entre nous qui accompagnent des catéchumènes depuis de nombreuses années, il est un peu inhabituel de voir arriver des personnes qui ont déjà pu recueillir beaucoup d’informations sur la foi chrétienne, en particulier grâce aux réseaux sociaux, et aussi des « catéchumènes pratiquants » qui vont souvent à la messe depuis quelque temps lorsqu’ils osent frapper aux portes des paroisses…

C’est un beau et joyeux défi pour accueillir ces nouveaux venus sans les enfermer dans nos catégories habituelles.
Marie-Claude

À Paris. « Laetitia vit intensément sa préparation au baptême. Elle me frappe par son intense désir de partager avec ses deux enfants sa foi : elle prépare son fils au baptême et sa fille vient de faire sa première communion. »
Agnès

À Calais cette année il y aura 22 baptêmes d’adultes. L’an dernier ils étaient 15.
Qu’est-ce qui amène des adultes (18-58 ans) à demander le baptême ? Un étranger, vivant en France depuis 20 ans, a été touché par l’amitié gratuite et généreuse du Secours catholique offerte à tous, croyants ou non. Il compare avec l’attitude des islamistes chez lui. Certains ont pris l’habitude depuis leur enfance de prier Dieu comme un être suprême qui s’intéresse à eux et qu’ils prient dans les moments difficiles. Une femme d’origine algérienne a reçu de son amie une médaille miraculeuse et depuis se confie à Marie dans toute sa vie. Des jeunes cherchent quelque chose, ils ne savent pas quoi, entrent en passant dans une église et s’y trouvent bien, dans le silence. Certains se posent des questions après un suicide : y a-t-il quelque chose après la mort ?
Pour les accompagnateurs, comme moi, c’est une joie de leur annoncer Jésus-Christ et la joie qu’il nous apporte. L’Évangile est une lumière qui rejoint profondément leurs vies. On est très heureux de pouvoir servir d’intermédiaire fraternel.
Françoise