Être plus vivant

Parapente

Christine a été interviewée par Prie en chemin sur son expérience de l’accompagnement spirituel : comment voit-elle la résurrection dans les retraites et l’accompagnement ?

« Les personnes arrivent avec une question qui les taraude et sur laquelle elles n’avancent pas. Ça peut être une question d’orientation professionnelle ; une question, pour les jeunes, en tout cas beaucoup, de couple. Est-ce que c’est bien lui ? Est-ce que c’est bien elle ? Peut-on avancer ensemble ? Vers quoi allons-nous ? Est-ce qu’on va se marier ?
Ça peut être aussi une question vocationnelle. Est-ce que je ne suis pas appelée à être prêtre ou religieuse ?
Ils arrivent avec toutes ces questions. Je ne sais plus très bien vers quoi je dois aller et ce qui correspond à la volonté de Dieu. Donc ils arrivent avec des questions importantes, un peu inquiets ou soucieux ou embrouillés dans ces questions-là. C’est très fréquent qu’ils repartent apaisés, le regard clarifié sur ce qu’ils doivent faire, avec une espèce de lumière et beaucoup de joie. »

« Je me sens évangélisée par ce que j’entends. Ça rejoint mon propre chemin, assez fréquemment. J’ai le souvenir d’une jeune femme pour laquelle je m’inquiétais, et tout d’un coup je la vois arriver dans un week-end pour fiancés ; et j’ai compris, pour moi, que c’était un signe de Dieu, qu’elle avait trouvé sa route, et que désormais, elle n’avait plus besoin de moi, par exemple. Donc, le Seigneur me fait signe aussi à travers ce que vivent les autres, comme des clins d’yeux, en écoutant.

Ça conforte notre quête de Dieu. Ça affermit notre chemin. Il y a une espèce de joie quand nous voyons les gens trouver leur voie. En fait, il y a comme une fécondité, effectivement. On se sent un peu comme un instrument dans la main de Dieu : Dieu poursuit son œuvre dans le monde et nous sommes un peu ses collaborateurs. Ça nous met en humble place, comme un instrument de Dieu qui veut se communiquer aux hommes et aux femmes de ce temps. Donc, ça nous met en mission avec Lui. »