À Rome, 45 jeunes Italiens ont vécu le Triduum à San Saba, église jésuite. Ils ont suivi un parcours avec Moïse et Pierre, en plus de la Passion du Christ. Une trentaine de jeunes sont restés sur place les 3 jours. Laure, auxiliatrice, a rejoint 5 jésuites dans l’accompagnement de cette expérience.
Voici un écho de Laure :
Dans leur relecture, plusieurs participants ont relevé une expérience forte de vie communautaire, la découverte d’avoir « fait communauté ». En les entendant, j’ai réalisé combien c’était vrai, combien nous avions vécu la beauté et la simplicité du partage d’une intense expérience de foi sur 4 jours. Concrètement, c’était très spartiate, type « JMJ », parce que le nombre d’inscrits a presque triplé par rapport à l’an dernier et que les commodités n’étaient pas faites pour 45 personnes. Cette simplicité, qui impliquait que chacun mette la main à la pâte et renonce à un peu de bien-être personnel pour le bien commun, a rendu le triduum fraternel, communautaire, collectif. Chacun a pu suivre le Christ sur son propre chemin de foi, et en même temps nous avons fait une expérience communautaire, un peu comme les deux disciples d’Emmaüs qui découvrent ensemble que le Seigneur a marché à leurs côtés, ou comme les disciples enfermés qui rencontrent ensemble le Ressuscité. Cette proximité, corrélée aux points proposés pour prier, a en outre mis en évidence que notre vie spirituelle passe par le très concret de notre humanité. Plusieurs participants ont relevé une expérience profondément humaine dans un chemin spirituel, qui a donné une nouvelle dimension à leur triduum. De mon côté, j’ai eu la joie d’être présente, comme une sœur, de cheminer à leurs côtés, d’écouter, de témoigner, et de goûter la joie de faire communauté à la suite du Christ !


« Il est difficile de résumer en quelques lignes tout ce que j’ai vécu pendant le triduum à San Saba mais, parmi tant de paroles et de gestes, deux images restent encore aujourd’hui gravées dans ma mémoire. La première, ce sont les yeux de Jésus qui regardent Pierre, après que celui-ci l’ait renié trois fois. Dans ce regard, Jésus l’aime et lui pardonne. Alors, Pierre a pu pleurer car il s’est souvenu qu’il était un fils aimé qui s’était éloigné, mais qui pouvait désormais revenir à la vie. Et puis l’image des mains : les mains de Jésus qui lavent les pieds des apôtres ; les mains qui portent, bousculent, giflent et saisissent Jésus pendant sa passion ; et enfin les mains de Jésus qui descendent aux enfers et saisissent Adam et Ève par le poignet, sauvant ainsi toute l’humanité. Moi aussi, j’ai été regardée et saisie durant ces jours-là, et c’est pour cette raison que j’ai pu vivre ma Pâque avec Lui, en pouvant entrer dans mon tombeau et en m’en faisant sortir. »
Une participante


