Une vingtaine d’auxiliatrices et autant d’ami-e-s, venus de Paris, Lille ou Cergy, se sont retrouvés un samedi d’avril pour chercher ensemble comment la résurrection est déjà une réalité de nos vies.
« Il y a longtemps, je croyais que la résurrection c’était loin. Entre celle du Christ, presque 2 000 ans avant, et celle du jour de la parousie, dans longtemps, forcément dans longtemps, ou celle de l’au-delà de la mort, et aussi avec cette dimension du tous, tous les humains de tous les temps, concernés… Je ne me sentais pas beaucoup concernée.
Ressusciter, résurrection étaient des mots trop extraordinaires, trop grands, trop inaccessibles, des mots que je ne pouvais pas accueillir dans ma petite existence et ce que ces mots représentaient restait à distance. » Pasteure Dominique Imbert
Oser essayer de découvrir la résurrection dans le quotidien de nos vies, dans notre présent, dans notre existence, l’art et le mouvement était le défi que nous avons choisi de relever entre amis et auxiliatrices.
Introduits par la pasteure Dominique Imbert puis par une contemplation d’œuvres artistiques avec Sylvie Bethmond, nous avons ensemble essayer d’approfondir et de partager entre nous cette résurrection que nous découvrions à l’œuvre en nous et dans notre monde.
Ce fut un chemin riche que nous avons encore à laisser se déployer pour devenir pleinement des Vivants.
Geneviève

La résurrection dans nos vies, ou le détour par l’ordinaire. Spontanément, je crois que je mettais la résurrection avec les choses extraordinaires. Dans son enseignement du matin, la pasteure Dominique Humbert nous a invités à ramener la résurrection jusque dans l’ordinaire, à la regarder comme ce qui habite notre quotidien : se lever, vivre… faire l’expérience de ce que c’est que vivre. On peut l’apprendre dans les évangiles, qu’elle nous a longuement commentés, à l’école de Lazare délié de ses bandelettes, de Marthe qui ressuscite autant que son frère, de Saul qui est arrêté dans sa violence, de la fille de Jaïre qui devient « une personne à part entière », et de bien d’autres récits encore. Au fond, ce n’est peut-être pas si faux que la résurrection tient de l’extraordinaire, mais c’est au creux de l’ordinaire qu’il se tient et se donne. Merci aux organisatrices, aux intervenantes et aux participants pour cette journée vraiment pascale !
Moïsa
Nous avons vécu une belle rencontre, qui nous entraîne dans un élan pour nous reconnaître tous ressuscités dans notre vie aujourd’hui. Cela nourrit notre cœur pour, avec Jésus, mieux rencontrer les autres, avec un esprit d’ouverture. L’abord par l’art ou le chant gestué ancre cette dynamique d’ouverture, de réveil, de « relèvement » dans le corps. Merci !
Christine et Pascal
