Les noviciats francophone de Cergy et anglophone de Nairobi se sont rencontrés au Kenya, à Nairobi, pendant 2 semaines. Les 6 novices étaient originaires de France, Inde et Kenya et les responsables des 2 noviciats d’Autriche et de Roumanie ; elles étaient accompagnées d’une conseillère générale mexicaine et ont partagé le quotidien avec une Rwandaise ! Un défi pour communiquer dans la langue qui leur était commune : l’anglais.
Nous étions impressionnées par la diversité de nos langues : français, allemand, kiswahili, kinyarwanda, hongrois, espagnol, anglais et les langues maternelles des kenyanes. Ainsi, nous avons découvert de nouveaux mots au fil de nos conversations quotidiennes. Nous avons eu de merveilleuses discussions entre nous, ce qui a aidé chacune à ressentir un sentiment d’appartenance plus profond ; ces histoires ont aussi rendu notre vie quotidienne plus drôle et intéressante. Cela témoigne de la dimension internationale de notre Institut, si simple et pourtant si riche en cultures et en diversité.

Nous avons également échangé sur nos cultures et nos pays respectifs, ce qui nous a permis de constater à quel point nous avons la chance de bénéficier de talents, de dons et de personnalités variées, issus de pays aussi divers que le Kenya, le Rwanda, la France, le Mexique, la Roumanie, l’Autriche et l’Inde. Nous avons pris beaucoup de plaisir à être ensemble.
Nos tables regorgeaient de plats savoureux et variés, préparés selon différents styles culinaires. Ce partage nous a permis de goûter à la douceur de la vie en communauté, de partager notre foi et notre harmonie culturelle dans un esprit de grâce mutuelle.
Mary (novice kenyane)

Au cours de notre séjour, nous avons accompagné à deux reprises nos co-novices dans leur apostolat. Comme elles se rendent dans deux écoles différentes, nous nous sommes réparties en deux groupes. Mais, j´ai eu l’occasion de découvrir les deux pendant notre séjour.
Dans la première, Rosa Mystica, je me suis soudainement retrouvée professeure de français sans aucune formation. J’ai fait de mon mieux pour enseigner les couleurs et les vêtements, ou encore les mots magiques s’il te plaît, merci et de rien dans une petite pièce de théâtre.
La semaine suivante, j’ai découvert l’école Prosperity le jour de la fermeture, avant trois semaines de vacances. Certains parents étaient là pour une réunion et la musique emplissait la cour. Les enfants étaient surexcités et n’avaient rien à faire. Ils ont donc grimpé sur moi pour toucher mes drôles de cheveux. Ils étaient très mignons, et comme je n’étais là qu’une seule fois, je les ai laissés faire. Mais au bout d’un moment, épuisée d’être une montagne, je leur ai proposé de dessiner une maman avec ses enfants. Ils s’y sont mis rapidement, m’ont montré leurs dessins, je les ai validés, puis je leur ai donné un autre sujet à dessiner : une girafe, leur salle de classe…
Dans les deux écoles, j’ai été très touchée par la confiance et l’affection que les enfants m’ont témoignées. J’ai également pu constater la pauvreté de certains d’entre eux, qui portaient des pulls troués ou des chaussures trop petites. J’espère que l’éducation qu’ils reçoivent les aidera à sortir de la pauvreté et à choisir leur avenir.
Laetitia (novice française)